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jeudi 13 mars 2014

Le Papapio du mois : Richard Unglik

Notre Papapio du mois est photographe, cinéaste et auteur de livres pour enfant. Un matin, il se réveille avec l'idée de raconter les grands moments de l'histoire avec des figurines et éléments Playmobil. L'objectif est de faire passer plus facilement le côté éducatif et intéressant des thèmes abordés auprès des enfants. Suite à ce premier volet de La grande aventure de l'histoire, il poursuit dans le même concept en sortant plusieurs autres livres nommés Le monde des animaux, Le tour du monde et enfin Sherlock Holmes et le chien des Baskerville. Richard Unglik présente actuellement ses photographies et compositions dans une exposition au Château de Chillon sur le thème de l'histoire de l'art où la culture intègre l'univers des enfants et vice versa.

Image © Richard Unglik

Vous avez sûrement joué avec des Playmobil lorsque vous étiez enfant mais quand et comment vous est venue l'idée d'en faire les acteurs principaux de vos œuvres ?
Richard : J'ai joué aux Playmobil jusqu'à 9 ou 10 ans. Après, je suis passé à autre chose jusqu'à ce matin de l'an 2000 où je me suis réveillé avec l'idée de raconter l'Histoire avec ces personnages, sous la forme de reconstitutions de tableaux et de scènes célèbres.

Vous êtes le papa de deux enfants de 6 et 7 ans et demi. Qui passe le plus de temps avec ces figurines dans votre famille ?
Richard : Dans ma famille, c'est sans conteste moi qui y passe le plus de temps ! Existe-t-il un enfant qui passe autour de 15 heures par jour avec les Playmobil ? Il devrait consulter. Peut-être le devrais-je...

Vous avez mis en place votre concept indépendamment de la fameuse marque mais étant donné la tribune que vous offrez à ces personnages, bénéficiez-vous aujourd'hui d'un soutien de la part du fabricant ?
Richard : Playmobil m'a soutenu depuis le début mais à leur manière. J'ai dû longuement montrer la valeur du projet et leur prouver que je n'abimerai pas la bonne réputation de la marque. Ils n'ont vraiment pas besoin de moi pour leur publicité, croyez-moi ! J'étais pour eux un risque, et pourtant ils ont accepté que j'utilise leurs personnages rigolos pour raconter des histoire sérieuses. Je leur suis vraiment reconnaissant.

Quel est votre thème préféré dans les gammes sorties à ce jour et quel nouveau thème proposeriez-vous si la marque vous le demandait ?
Richard : Il m'est difficile de répondre à cette question car le catalogue Playmobil m'impressionne par sa diversité et ses nouveautés. Il y a beaucoup d'inattendus chaque année, et c'est toujours de plus en plus beau. Un grand coup de chapeau à leur designers !

Est-ce que tous vos personnages sont réalisés avec des pièces réelles ou ajoutez-vous des accessoires et habits totalement conçus sur le logiciel de retouches d'images ?
Richard : Pour faire mes propres personnages Playmobil, je fais feu de tout bois : maquettes, customisations, retouches Photoshop, effets spéciaux, etc... Vous avez les ingrédients, je garde secret la recette !

Comment se déroule votre exposition au château de Chillon ? En êtes-vous satisfait ?
Richard : Concernant l'expo au Château de Chillon, comme le château est ravi, le publique est ravi et les journalistes aussi sont ravis, alors je suis ravi.

Pensez-vous qu'un carnet avec les sources, c'est-à-dire les œuvres originales aurait été bien pour impliquer davantage les enfants par rapport à ce qu'ils ont sous les yeux lors de la visite de l'exposition ?
Richard : Un carnet avec les sources iconographiques : surtout pas ! Car je ne suis pas un copiste, ni un journaliste, ni un historien, ni un critique d'art, etc... Mon crédo est " l'inconscient collectif ". Avec mes Playmobil, j'aime représenter une scène telle qu'on l'imagine et non telle qu'elle est réellement. Par exemple, mon van Gogh en Playmobil est très éloigné d'un vrai autoportrait de van Gogh. Je l'ai représenté en orange et vous n'allez pas voir beaucoup d'autoportrait de van Gogh en orange mais plutôt en bleu. Je lui ai ajouté un tournesol, et il n'y a pas plus d'autoportrait avec tournesol. Et pourtant, on reconnait van Gogh.
Et vive Papapio.com !



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