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lundi 24 mars 2014

L'éducation selon Maître Noguchi : Carl R. Rogers

Les articles précédents sur l'éducation selon Noguchi ont plusieurs fois affirmé que l'enfant était animé par une force vitale (le ki) qui le pousse en avant, vers son épanouissement. Et que l'éducation dont il doit être l'objet, devrait favoriser cette force et non l'affaiblir. On retrouve cette même idée chez le chercheur américain Carl R. Rogers, considéré comme le plus influent de tous les psychologues américains. En tant qu'inventeur de la « thérapie centrée sur la personne ».


En voici quelques lignes :

« La pratique, la théorie et la recherche le confirment clairement : l'approche centrée sur la personne est fondée sur la confiance dans cette personne. C'est par là, peut-être, qu'elle se différencie le plus nettement de la plupart de nos institutions culturelles. L'éducation, la politique, les affaires, dans leur quasi-totalité, la religion, la vie de famille et la psychothérapie, dans leur grande majorité, sont fondées sur la méfiance envers la personne. On doit déterminer des buts, parce qu'on juge la personne inapte à se fixer des objectifs convenables. On doit l'orienter vers ces buts, pour qu'elle n'emprunte pas des chemins de traverse. Les enseignants, les parents, les responsables de tout poil doivent mettre au point des procédures - examens, inspections, interrogations - pour s'assurer que l'individu se dirige bien vers le but fixé, car on le voit comme quelqu'un de naturellement immoral, nuisible, paresseux, et même tout à la fois, bref : comme quelqu'un qu'il faut avoir constamment à l'œil. »

« Par opposition, l'approche centrée sur la personne s'appuie sur l'instinct d'accomplissement, ou tendance à l'actualisation, que possède tout organisme vivant et qui fait qu'il tend à croître, à se développer, à réaliser tout son potentiel. Elle fait confiance à l'élan vital qui conduit l'homme vers un développement plus complexe et plus complet. Elle se donne pour but de libérer cet élan vital. »

(Carl R. Rogers, L'approche centrée sur la personne, traduit de l'américain par Henri-G. Richon, Lausanne, éd. Randin, 2001)

On est dans la même ligne éducative que celle préconisée par Maître Noguchi dans un contexte culturel totalement différent. Chacun de leur côté, les deux auteurs se fondent sur leur très longue expérience pratique pour arriver à des conclusions similaires : faire confiance à l'élan vital.

Ce qui ne veut certainement pas dire tout laisser faire et tolérer tous les comportements chez un enfant. L'éducation gardera toujours le souci de la sécurité de l'enfant et celui de lui apprendre les codes sociaux. Comme le montrent notamment Noguchi, Rogers - et aussi le simple bon sens -, inutile pour cela de lui donner une identité négative et de le placer dans une situation insoluble par des réprimandes comme : "Tu es paresseux, travaille davantage !" Comment puis-je travailler plus si je suis paresseux ? se dira l'enfant qui fait confiance au jugement de ses parents ou de ses enseignants.

On revient toujours au même principe, pas de jugement négatif sur la personne. On ne juge que les actions :

"Ce que tu as fait là est dangereux ! Tu pourrais blesser et faire très mal à ton camarade en faisant ça. Et tu es tout à fait capable de le comprendre."

Ou encore :

"Que se passerait-il pour toi si tu tombais depuis cette hauteur ?"

À suivre ...

L'éducation selon Maître Noguchi :


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