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lundi 16 décembre 2013

Le Papapio du mois : Pierre-Alain Schmidt

En ce mois de décembre qui nous inspire lumières et festivités, je souhaite vous parler de Conteurs Sans Frontières qui œuvre depuis 2007 en faveur des enfants confrontés à des épreuves de santé ou à des difficultés sociales. Cette Fondation a placé l'enfant en souffrance au cœur de son action de prévention et de soutien. Elle leur apporte réconfort et émerveillement au travers de contes et aide dans la recherche fondamentale pour le développement de nouveaux traitements destinés aux enfants atteints du rétinoblastome, une forme rare de cancer de la rétine de l’œil (ça c'est l'esprit de Noël tout au long de l'année !). Le Papapio du mois est donc Me Pierre-Alain Schmidt, avocat associé, fondateur de l'Etude Schmidt, Jaton & Associés (GE), Syndic de la commune de Mies (VD) et surtout co-fondateur/président du Conseil de la Fondation Conteurs sans frontières.

Photo : (en haut) Charley, Pierre-Alain, Marc,
(en bas) Thalie et Nani.

Vous êtes papa de deux filles et un garçon. Pensez-vous qu'il est toujours bon de faire croire aux jeunes enfants qu'un grand-père à barbe blanche habillé en rouge et blanc nous dépose des cadeaux sous un sapin en fin d'année ?
Pierre-Alain : Il faut absolument maintenir l’existence du Père Noël. D’abord parce que j’ai une sympathie naturelle pour des gens qui ont de l’embonpoint comme lui et, plus sérieusement, parce que c’est une jolie tradition. Contrairement aux adultes, les enfants savent très bien vivre dans le paradoxe et dans l’illogique. Le Père Noël relève de l’imaginaire et du merveilleux. De grâce, ne rationalisons pas tout !

Nous avons tous plutôt tendance à vivre d'une manière accélérée avec un quotidien qui défile à une vitesse folle et un jour nos enfants quittent le cocon familial. Si vous aviez une télécommande pour influer sur le temps quel moment serait à ralentir ou à mettre sur pause ?
Pierre-Alain : Les moments où la communication était vraie et sincère et où les êtres d’une famille qui s’aime peuvent vivre sans pudeur et sans ostentation une émotion vraie.

Vous êtes co-fondateur et président du Conseil de la Fondation Conteurs sans frontières (CSF) qui œuvre depuis 2007 pour la prévention des traumatismes physiques et psychiques auprès d’enfants en Suisse romande. Comment se porte la structure aujourd'hui ?
Pierre-Alain : Heureusement, fort bien grâce à un Conseil de Fondation concerné et dévoué, et à toute une série de conteurs et surtout de conteuses motivées. C’est un des premiers exercices où nous avons vraiment fait connaître l’activité de notre Fondation et fait appel à la générosité de tiers. Il semble que nous ayons été entendus puisque, d'une part, nous avons eu la chance de recevoir le prix du district de Nyon, qui nous donnera droit l'année prochaine au produit de la vente de la production d'une vigne appartenant à toutes les communes dudit district, de même que nous avons pu compter sur le soutien de la Loterie Romande qui a accepté de prendre en charge plus de 50 % des coûts de nos conteurs et conteuses pour un an.

50 contes racontés chaque mois par 15 conteurs et conteuses à 250 enfants en souffrance dans une vingtaine d'institutions en Suisse romande, l'action est bien en place mais faudrait-il plus de prévention ?
Pierre-Alain : Je pense que le nombre de conteurs et conteuses que vous indiquez, qui ressort probablement de notre site conteurs-sans-frontieres.org, a heureusement encore pu être augmenté tant en ce qui concerne le nombre des conteurs et conteuses qui ont passé au nombre de 17 que par le nombre de prestations qui sont offertes aux enfants chaque mois.
En ce qui concerne la prévention, nous ne faisons jamais assez, mais notre ambition est de lancer une campagne pour rendre publics les signes qui permettent de reconnaître cette terrible maladie qu'est le rétinoblastome qui frappe exclusivement les yeux des enfants.

Avec des thèmes de prévention comme les abus sexuels, l'addiction, la maltraitance, la négligence domestique et le rétinoblastome je trouve que votre fondation mériterait d'être davantage médiatisée. Qu'en est-il de la communication auprès du grand public ?
Pierre-Alain : Vous avez raison. La médiatisation est une des conditions pour s'assurer du soutien des particuliers. Pour l'instant, nous avons plutôt recueilli l'estime et le soutien d'institutions qui nous ont fait le plaisir de s'intéresser à notre action. La communication est un métier en soi. Elle mériterait d'être développée au sein de notre Fondation. Espérons que celle-ci disposera des appuis nécessaires et fera les bons choix en la matière. J'avoue personnellement ne pas du tout être rompu à ce genre d'exercice.

Entre ateliers encadrés, visites contées, journées découvertes et investissements dans la recherche, la Fondation mène un combat sur plusieurs fronts. Vous avez généreusement assuré l'entier du soutien financier pendant 4-5 ans mais les fonds sont-ils actuellement suffisants pour faire avancer les choses comme vous le souhaiteriez ? D'ailleurs, pour nos lecteurs qui aimeraient soutenir les Conteurs sans frontières c'est par ici : Faire un don.
Pierre-Alain : Comme vous pouvez le penser, les besoins sont tellement énormes. Imaginer ne rien faire pour des enfants meurtris est insupportable. Nous aurons, quoi qu'il en soit, toujours besoin de plus de fonds. En l'état, nous nous efforçons d'agir en fonction de nos moyens.

Que pensez-vous de Papapio.com ?
Pierre-Alain : J'avoue qu'avant votre interrogation, je ne connaissais pas votre site, mais j'ai pu constater que nous avons un intérêt commun (l'enfance), puisque papapio.com met une valeur ajoutée en donnant des conseils et des informations à des personnes qui ont des enfants et notre Fondation Conteurs sans frontières a pour but le réconfort et l'aide à l'enfance meurtrie.



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