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lundi 11 novembre 2013

L'éducation selon Maître Noguchi : la réprimande III

L'énergie vitale : de la réprimande à la louange. Avant de poursuivre la présentation de la pensée de Maître Noguchi sur la réprimande et la louange, arrêtons-nous un peu sur sa conception de l'énergie vitale : pour ce maître japonais, l'enfant, comme tout être humain, est animé par une énergie (le Ki, le souffle vital), qui le pousse en avant, dans la vie, de façon toujours favorable et positive. C'est une force intérieure inconsciente, puissante et sur laquelle on peut compter. On peut observer cette force à l'œuvre lorsque l'enfant apprend à marcher : quand c'est le bon moment pour cet apprentissage, il persévère encore et encore, malgré les chutes nombreuses et parfois, malgré les bobos.


Attentif à cette force du Ki, on est souvent émerveillé par la manière dont un enfant rebondit, « retombe sur ses pattes », dans les moments plus difficiles de la vie : on est surpris de le voir repartir dans ses activités avec toute son énergie après une chute assez dure ; voyez-le encore se mettre spontanément en repos lors d'un refroidissement et repartir ensuite de plus belle. Dans tous les cas, il sera aidé par le regard confiant de son entourage.

Dans la perspective de Noguchi, il ne faudrait pas affaiblir cette force vitale toute neuve chez les enfants mais au contraire la favoriser, s'en faire une alliée. C'est une attitude de confiance envers cette force naturelle qui est préconisée.

Si Noguchi donne des conseils sur la réprimande, c'est pour que les parents à qui il s'adresse tiennent compte de cette énergie de l'enfant. La réprimande deviendra alors une intervention favorable, aidante et elle se rapprochera presque de la louange.

Le Ki en japonais ancien

La force est en lui. Comme on vient de l'expliquer, la force est dans l'enfant ! Et il s'agit de lui faire confiance et de s'en faire une alliée même dans la réprimande.

Voici une page entière d'une intervention de Maître Noguchi :

Quand on fait une réprimande, il ne s'agit pas d'atteindre l'autre personne dans ses points faibles. Il s'agit plutôt de donner à ses points forts l'occasion de se développer, c'est une influence de cette nature qui constitue à proprement parler le sens de la réprimande. Par conséquent, ne faire que s'attaquer aux points faibles de l'autre personne n'est pas réprimander. Il y a des parents qui disent à leur enfant : « Tu n'es pas très intelligent, alors si tu ne travailles pas beaucoup, tu ne pourras avoir d'aussi bons résultats qu'Untel ou Untel ». L'enfant en vient alors à croire qu'il n'est pas très intelligent et que, même s'il travaille dur, cela ne va pas faire beaucoup de différence ; et il se dit « Non, je ne vais pas me mettre à travailler ». Plutôt que de dire : « Tu n'es pas très intelligent, donc il faut que tu travailles », il est beaucoup plus utile de dire : « Ta tête est tout à fait à fait de celle qui deviennent plus intelligente quand on s'en sert, alors pourquoi ne t'en sers-tu pas un peu plus ? »

« Attaquer quelqu'un à son point faible, comme si on cherchait à pénétrer avec un poignard dans la faille de son armure, n'est décidément pas la méthode à suivre avec un enfant, ni avec son conjoint. Le seul résultat de ce genre d'attitude, c'est qu'on blesse l'autre personne. Une vraie réprimande est empreinte de chaleur, inspire l'autre personne quand elle l'entend, et s'exprime par des mots qui font appel à la force à l'intérieur du corps de cette personne. Ce que vous dites doit donc être plein d'amour et doit être bref ; et de plus vous devez trouver les mots qui vont changer l'état d'esprit de l'autre personne. Il faut parler succinctement et de manière à ce que l'autre personne vous comprenne facilement. »

Tout un programme ! Et les articles suivants donneront encore des précisions.

L'éducation selon Maître Noguchi :


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